Voedselverspilling

Comment lutter contre le gaspillage alimentaire ? Dans les coulisses d’Imperial

Entreprise, Produits

25/09/2026

Voedselverspilling tegengaan begint lang voordat er een overschot ontstaat. Samen met duurzaamheidsexpert Arthur Wullaert kijken we hoe Imperial inzet op slimme voorspellingen, efficiënte planning en samenwerking om verspilling zoveel mogelijk te voorkomen. En ontstaat er toch een overschot, dan zoeken we steeds naar de meest waardevolle bestemming, zodat grondstoffen, producten en materialen maximaal benut blijven.

Entretien sur le gaspillage alimentaire avec Arthur, expert en développement durable chez Imperial

Un produit invendu, c’est plus que simplement un produit qui a été fabriqué en trop. En effet, un produit recèle des matières premières, de l’énergie, de l’eau, des emballages, du transport, et le travail de nombreuses personnes. Et ce que nous souhaitons par-dessus tout, c’est que tout ce que nous produisons arrive là où c’est destiné à se retrouver : dans une assiette.

Mais prédire parfaitement l’offre et la demande, même la meilleure planification n’en est pas toujours capable. La question n’est alors pas seulement de savoir que faire des excédents. Il est tout aussi important de se demander comment éviter au maximum le gaspillage et comment préserver autant que possible la valeur lorsqu’on se retrouve tout de même avec des excédents.

À l’occasion de la ‘Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture’, nous nous rendons dans les coulisses en compagnie d’Arthur Wullaert, expert en développement durable chez Imperial. Car lutter contre le gaspillage alimentaire, c’est avant tout une question de faire des prévisions intelligentes, réaliser des adaptations rapides, et collaborer tout au long de la chaîne.

 

La lutte contre le gaspillage alimentaire commence avant même que l’on ne se retrouve avec des excédents 

« En tant qu’expert en développement durable chez Imperial, je m’occupe de tout ce qui touche aux critères ESG, c’est-à-dire les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Le volet Environnement englobe tout ce qui touche au milieu et au climat. Le volet Social concerne notamment l’inclusion, la diversité et le bien-être. Et enfin, le volet Gouvernance porte sur les structures qui encadrent ces thèmes : comment ils sont gérés, comment la direction les aborde, les politiques mises en place, etc. Le gaspillage alimentaire fait lui aussi partie de cette vaste démarche de développement durable. Et plus particulièrement, la manière dont nous pouvons réduire ce gaspillage à un minimum », explique Arthur.

Dans une entreprise agroalimentaire, la lutte contre le gaspillage alimentaire est un équilibre constant entre la veille du marché, un approvisionnement adapté et une production conforme au planning. En même temps, il faut rester réaliste : il est difficile d’exclure totalement les excédents alimentaires. Il s’agit donc de les éviter autant que possible et de les gérer intelligemment lorsqu’ils surviennent malgré tout.

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Plus les prévisions sont précises, plus les excédents sont faibles

« Chez Imperial, nous considérons le gaspillage alimentaire à travers une échelle d’applications utiles. On fabrique un produit destiné à une fonction précise. Si ce produit  ne peut plus être utilisé pour cette application initiale, la question est de déterminer comment nous pouvons tout de même l’utiliser de la manière la plus valorisante possible. Même si le gaspillage alimentaire se situe à la fin de la chaîne, c’est bien avant le début de la production qu’on le combat. »

Une première étape importante est la prévision, c’est-à-dire estimer la quantité de produits que nous allons vendre. Cette quantité repose entre autres sur des données historiques et sur les prévisions de croissance.

En collaboration avec nos clients, nous ajustons chaque semaine les stocks et planifions les promotions afin d’optimiser l’efficacité de la production et d’éviter les excédents. À partir de ces prévisions s’enchaînent ensuite le processus d’achat et la planification de la production. Des facteurs externes tels que la météo, des pénuries de matières premières ou des défauts de fabrication, peuvent cependant influencer l’offre et la demande.

« Chez Imperial en Belgique, nous disposons d’un modèle de prévision très précis, qui est le fruit d’une belle collaboration entre différents services. Les équipes des ventes, de la production, de la chaîne d’approvisionnement et du marketing se concertent quotidiennement pour rester au plus près du marché. Nous avons également l’ambition de rendre ces prévisions encore plus précises, notamment en misant pleinement sur la numérisation. »

Commencer par examiner en interne quelles sont les possibilités

Des excédents peuvent se présenter malgré tout. Par exemple parce que la demande évolue de manière inattendue, que la production dépasse les besoins réels ou que d’autres circonstances viennent bouleverser la planification. Cela ne signifie pas pour autant que les produits vont automatiquement être perdus.

« Nous disposons d’un processus clair dans lequel nous recherchons à chaque fois l’utilisation la plus utile possible. »

La première étape est d’examiner en interne quelles possibilités existent encore. « Pourrions-nous encore promouvoir davantage le produit via le marketing ? Le service commercial peut-il le proposer à d’autres clients ? Pouvons-nous mettre en place une promotion ? C’est ce que nous examinons en premier lieu. »

Si cela ne fonctionne pas, nous examinons si les produits ou les matières premières peuvent encore être utilisés dans une autre application. Bien sûr, toujours dans le respect des réglementations en vigueur et de nos propres exigences élevées en matière de qualité et de sécurité alimentaire.

Voedselverspilling

Ensuite, examiner les options externes

Reste-t-il encore des stocks après cela, et la durée de conservation restante est-elle trop courte pour nos clients habituels ? « Dans ce cas, nous regardons au-delà des murs de notre entreprise et nous les vendons à des acheteurs spécialisés disposant de leur propre réseau de magasins. Ceux-ci peuvent commercialiser les produits rapidement et à un prix inférieur. Ces produits ne sont alors plus destinés à nos clients initiaux ni à leur usage initial, mais ils restent destinés à la consommation humaine. »

Les produits qui, en raison d’un problème de production, ne peuvent pas être vendus par les canaux habituels, sont finalement acheminés vers une entreprise spécialisée pour transformation. Dans la mesure du possible, cette transformation vise encore la consommation humaine ; sinon, les produits sont transformés en aliments pour animaux.

Les excédents ne se limitent d’ailleurs pas aux seuls produits finis. « Un produit fini est fabriqué à partir de différents composants. La quantité nécessaire de chaque matière première dépend en fin de compte de la quantité de produit fini que l’on prévoit de produire. »

De plus, il y a aussi des excédents qui résultent de notre production, par exemple de la découpe de nos produits. Dans ce contexte, nos collègues sont également en contact étroit avec des producteurs du secteur de la restauration. Ceux-ci peuvent transformer ces excédents, qui sont parfaitement propres à la consommation mais qui ont simplement un aspect moins attrayant, en plats cuisinés.

S’il n’est pas possible de transformer ces produits en interne ni de les écouler via un autre canal commercial, les excédents encore consommables sont alors donnés à une banque alimentaire.

Toute évolution de la demande a une incidence sur l’ensemble de la chaîne. « Heureusement, certaines matières premières peuvent être conservées plus longtemps. Pour certains produits, nous utilisons des matières premières surgelées, entre autres pour contrôler la température au cours du processus de production. » Cela offre également davantage de possibilités pour gérer convenablement les éventuels excédents.


Et quand il n’est plus possible de consommer les produits ?

Lorsque les produits ne sont plus propres à la consommation, nous essayons là encore d’en récupérer autant de valeur que possible. Dans la mesure du possible, les produits finis emballés sont dissociés de manière à permettre de traiter séparément les différents flux de matières et de déchets.
« Le produit est retiré de son conditionnement afin de séparer l’emballage de la matière d’origine animale. Cette matière d’origine animale peut ensuite être acheminée vers une installation de méthanisation, où elle est transformée en biogaz. D’autres flux de déchets sont recyclés ou peuvent encore fournir de l’énergie par incinération. »
Ainsi, même lorsqu’un produit ne peut plus être utilisé comme aliment, la même question reste centrale : quelle est actuellement l’utilisation la plus judicieuse ? Pouvons-nous récupérer des matières ? Pouvons-nous récupérer de l’énergie ? Nous essayons ainsi de préserver le plus longtemps possible la valeur déjà investie dans un produit.
 

Réduire le gaspillage, c’est un effort collectif

La lutte contre le gaspillage alimentaire ne repose donc pas sur une seule grande mesure. Elle passe par une meilleure prévision, une planification plus intelligente, le partage d’informations, une réactivité rapide et la recherche constante de la destination la plus valorisante pour un produit.

Et c’est précisément là que réside, pour Arthur, l’essence même de la durabilité : ne pas attendre qu’un produit devienne un déchet pour réfléchir à ce qu’il faut en faire, mais examiner déjà bien en amont dans la chaîne les endroits où des améliorations sont possibles.

Chez Imperial, nous portons donc en permanence un regard critique sur nos propres processus et nous collaborons avec nos collègues, nos fournisseurs et nos clients pour nous améliorer pas à pas. Car c’est aussi cela, notre rôle en tant que Complices des Artisans du Goût : assumer la responsabilité de ce que nous produisons, depuis la matière première jusqu’à la destination finale.

Sustainability team

 



 

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